Les pierres du patrimoine autour de Castelnau-Durban : de carrières en monuments


Sortie du samedi 17 juin 2017 à Castelnau-Durban :

Le service de l’Inventaire général étudie le patrimoine culturel régional « de la petite cuillère à la cathédrale » et le valorise à travers ses études thématiques. Concernant les pierres constitutives des monuments, un manque de précisions a conduit à un recensement plus ciblé de ces « roches du Patrimoine », mis en place par l’Observatoire PierreSud (en Languedoc-Roussillon puis PACA).
Le cimetière ancien et la chapelle du château
La symbolique de l’architecture funéraire
Avec le changement d’attitude de l’homme devant la mort au cours du XXe siècle, l’uniformisation des formes, celle des matériaux (importation massive de granits de Chine et d’Inde), l’exposition constante aux intempéries, le patrimoine funéraire est fragile à plus d’un titre.
La colonne est la vie. Brisée, elle évoque la mort prématurée d’un jeune homme ou d’un homme en pleine force de l’âge. Le compas et l’équerre singularisent la sépulture du tailleur de pierre, du marbrier, du sculpteur, de l’architecte… Sur la tombe de l’instituteur ou du professeur, le compas appartient à une panoplie d’instruments pédagogiques .Il représente la géométrie. Sur la tombe des francs-maçons, le compas et l’équerre deviennent les instruments purement symboliques.
La couronne est symbole d’éternité par le cercle qu’elle épouse, forme sans début ni fin. Elle peut être constituée de tiges de pavot (sommeil éternel), de laurier ou de chêne (gloire), de lierre (éternité et attachement), d’immortelles (immortalité), de pensées (souvenir, libre pensée)….
Le monument des Guérilleros : bataille de Castelnau 22 aout 1944
Décrit dans l’inventaire des monuments historique (base Mérimée) les pierres utilisées restent néanmoins mal définies, nature et provenance. Ici l’obélisque est en brèche « romaine »de St Béat.
Les Guérilleros
Lors de la guerre d’Espagne, après la victoire de Franco, des espagnols républicains se replient en France. On en trouve dans des camps (comme celui du Vernet) ou dans des « Compagnies de Travailleurs Etrangers ».
La seconde guerre mondiale ayant éclaté, la zone pyrénéenne non occupée devient le refuge des antifranquistes et antifascistes qui veulent reconquérir l’Espagne. Des communistes espagnols pourchassés du nord de la France s’y retrouvent aussi. Ensemble, ils vont œuvrer contre le nazisme.
Dès Novembre 42, le PC espagnol crée le 14eme Corps des Guérilleros. Il est formé de plusieurs brigades : la 1ére est celle des Pyrénées Orientales ; la 2éme, celle de la Haute Garonne ; la 3éme, celle de l’Ariège.
Au printemps 44, les guérilleros, créent troisbataillons : l’un s’établit dans le triangle Pamiers- Mirepoix- Lavelanet, un autre près de Montségur, le troisième à la Crouzette .
Les Espagnols ont été en tête de la libération de Foix. Marcel Bigeard, lieutenant à l’époque, avait été parachuté en Ariège. Il va s’appuyer sur les Espagnols. Ce sont les hommes de Pascual Gimeno, le «commandante Royo», qui l’accueillent. Ils étaient une grosse centaine à s’engager dans la ville en début d’après-midi du 19 août 1944, deux cents en fin de journée.
Le département de l’Ariège apparaît emblématique de leur action. C’est un haut lieu de la résistance espagnole. Le lendemain de la libération de Foix, les Espagnols ont remporté une bataille importante contre une colonne allemande lourdement armée : celle de Prayols
La bataille de Castelnau 22 aout 1944
Dans l’impossibilité d’avancer directement par la route jusqu’à Ségalas, la manœuvre allemande est de contourner les guérilleros et les autres maquisards par le nord pour revenir sur Ségalas ou sur le Mas d’Azil. Sur les hauteurs au sud de Castelnau est installé le maquis de la Crouzette; au nord, se trouvent les 3101° et 3103° Compagnies F.T.P., des éléments de l’Armée Secrète (maquis de La Bastide, groupe « Gardelle »…) et de nombreuses milices patriotiques venues de partout. Du côté allemand, le commandant constate son échec : en vingt-quatre heures, il a brûlé Rimont et n’a avancé péniblement que de six kilomètres. Les maquisards se renforcent d’heure en heure. Le « verrou » de Ségalas tient bon. Trop avancée, une partie des maquisards est prise entre deux feux ; il y a des morts et des blessés ainsi que quelques civils. Du côté de Durban, la bataille redouble. Un détachement du maquis de Cazères avec son chef Raymond GARAUT « Marlus » vient renforcer les éléments de l’A.S. aux côtés du contingent du Mas d’Azil (André SAINT-PAUL). Les Allemands sont contenus et démoralisés. Vers 16 heures, une voiture allemande hissant le drapeau blanc arrive de Castelnau vers Ségalas.
Vers 19 heures 30, la capitulation sans condition est signée à Ségalas en présence de Bigeard, Probert, Calvetti… A Castelnau, 1542 Allemands et Turkestans se rendent à 450 maquisards environ.

La carrière de Laborie

La vallée de l’Artillac
Elle recoupe les couches anciennes minéralisées du massif nord-pyrénéen de l’Arize avec des indices de barytine, hématite, nodules phosphatés, manganèse, tous proches des griottes dévoniennes qui ont fourni les marbres de L’Espiougue et de Tartein.

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