Sur les traces de nos « poilus »


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Ils étaient une dizaine au rassemblement devant l’office de tourisme à Castillon pour accompagner Jean-François Chertier dans la découverte de plusieurs monuments aux morts de la Grande Guerre dans le castillonnais.

Cette «découverte» a été riche d’enseignements car Jean-François Chertier leur a fait part des résultats de toutes ses recherches concernant ces monuments et cette période.

Chaque commune a édifié son monument entre 1920 et 1925 pas toujours dans la facilité.

En Ariège 322 communes en possèdent un pour les 8 000 victimes de cette Première Guerre mondiale. Il a ensuite évoqué le rôle des femmes qui ont pris la relève des hommes et le grand nombre de veuves.

La sortie a démarré par la vallée de la Bellongue : commune d’Illartein, Orgibet, Augirein, Saint-Lary, Galey et s’est terminée par Engomer. En lisant la liste des morts sur chaque monument, il a expliqué l’origine des noms de famille, le plus souvent issus d’une racine occitane-gasconne comme Bareille, petite vallée, Cazes, petite maison, Casteret, petit château, Laffont, la font (fontaine), Ribet, au bord d’un cours d’eau, Abadie, qui travaillait autour d’une abbaye, Bordes (ferme, grange), Bacou, la petite vache, Dubuc, le bois, Domenc, domaine d’un noble, Lapeyre, la pierre… Anecdotes et histoires ont donc ponctué cette sortie riche d’enseignements sur le passé.

Poème d’un poilus

Il neige
Jour de neige en Avril

Il neige, Avril finit. Les blessés sont moroses,
Ils pensent au beau temps, au beau Ciel de chez eux,
Où le soleil heureux fait éclore les roses,
Où presque tous les jours sont des jours bienheureux.

Je croyais, désormais, voir un nouveau printemps,
Quelques bourgeons s’ouvraient, des fleurs étaient écloses…
Mais de gros flocons blancs tombent encore longtemps
Attristent les blessés et les rendent moroses.

Oh ! Mon pays si cher ! Je voudrais te revoir
L’hiver est revenu… l’attente se prolonge.
Ce que nous croyons sûr….s’évanouit le soir…

Le temps est incertain, la vie est un mensonge.
J’espérais retourner…on me prend mon espoir…
C’est le destin méchant qui détruit mon beau songe

Saint Hubert le 23 avril 1915

Sous lieutenant SURRY
3ème compagnie du 59 »me R.I de Pamiers

Le sous-lieutenant SURRY a été grièvement blessé le 22 août 1914 dans les combats d’ANLOY. Fait prisonnier il a été soigné au château de ROUMONT près du village d’OCHAMPS avant d’être amputé à ST Hubert.
Instituteur de la République, il deviendra une figure emblématique du monde combattant ariégeois. Il passera de nombreuses années dans sa propriété de CINTEGABELLE en Haute Garonne

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